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AttitudeZen

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Rappelez-vous, ne soyez pas déprimé par le passé, ne vous souciez pas de l’avenir, concentrez-vous sur le plus important, le PRÉSENT ❤️


Etre ou paraître, telle est la question…

Publié par Mireille sur 4 Avril 2006, 13:35pm

Catégories : #Méditation


Qui ne s'est jamais regardé dans un miroir en se disant : "C'est quoi le plouc que j'ai en face de moi ? Quelle gueule j'ai ? Mais quel thon ! C'est pas un ravalement de façade qu'il me faudrait, mais une transmutation génétique totale…".

 

À d'autres moments, l'opinion est plus condescendante : "Tiens, aujourd'hui c'est pas mal, les cheveux sont moins filasses et j'ai les seins qui remontent" ou "attention les nénettes, sapé et beau gosse comme je suis, ça va tomber grave ; Léonardo, cette fois t'es out !".


Inutile de vous faire un dessin; l'image de soi, celle qu'on voit dans le miroir, est intimement liée à ce que l'on ressent à l'intérieur de soi. Tu pètes la forme ? Sûr que ton image te plaira. Par contre, si t'as la gueule dans le seau, que t'es à ramasser à la petite cuillère, faudra pas se faire d'illusion.

 

L'image de soi est donc bien une représentation mentale, un pur produit de nos cogitations, de notre activité cérébrale. On y travaille d'ailleurs tout le temps, nuit et jour, consciemment et surtout inconsciemment. Elle porte sur le physique (les apparences, l'endurance, les habiletés), mais aussi sur le social (la capacité à se faire des amis, le charisme, le potentiel de sympathie…


 Il y a encore autre chose de capital. Dans la construction de sa propre image, chaque individu s'appuie sur des références : ses parents, ses amis, le groupe qu'il fréquente, ses idoles ou tout autre aspect de la société qui a de la valeur à ses yeux.


Il s'appuie sur l'image qu'il perçoit de lui dans le regard des autres, mais aussi dans ce qu'il ressent au fond de lui-même. Le processus est donc éminemment social et … personnel. Il est aussi continuel : ne va pas croire que, passé l'âge des bouleversements physiques et psychiques de l'adolescence, tu vas te trouver devant une image de toi parfaitement lisse et définie une fois pour toutes.


Sensible aux modes, aux circonstances, aux relations familiales et sociales, aux jugements, aux réussites et aux échecs, cette image évoluera pour s'adapter sans cesse, tantôt positivement, tantôt en prenant un tournant nettement moins attirant.


Le hic, c'est quand cette image de soi se construit de manière factice, hors de soi, reproduisant les gestes que l'on faisait lorsqu'on était enfant, devenant la Barbie que patiemment on habillait de mille et une parures toutes plus scintillantes et tape à l'œil les unes que les autres. C'est pareil pour les garçons : qui n'a jamais porté le costume de Zorro en s'identifiant totalement au personnage. A la question, "mon image est-elle moi ?", je te suggère donc répondre : "essayons en tout cas qu'elle le soit".

 

L'image : un produit qui s'achète, qu'on vend et qui fait vendre

La société de consommation dans nous vivons est devenue, de surcroît, une civilisation de l'image, dominée par les diktats du marketing : nous sommes tous des fils de pub en somme. Où que nous soyons, à la maison, dans la rue, à l'école, dans les transports en commun, dans les grandes surfaces et les boutiques, au cinéma, au concert, dans un stade de foot, sur Internet, voire même dans la salle d'attente de notre médecin, l'image et les marques sont omniprésentes.


Ce sont elles qui définissent aujourd'hui les modèles de vie, les comportements, l'imaginaire d'une culture standardisée, mondialisée. L'internationalisme des marques (Nike, Mac Donald, Coca Cola, Nestlé, Apple, Sony, Universal…), Internet, les satellites et leur prolongement télévisuel ainsi que le développement des réseaux et moyens de communication sont à l'origine d'un mouvement socioculturel à l'échelle planétaire qui se traduit par une uniformisation des modes de vie.


Ce n'est ni la politique, ni la religion qui lie le lycéen américain, le footballeur brésilien, le scout français, le danseur africain ou le coursier chinois : les dénominateurs communs, ce sont des pompes, des falzars trop larges, des hamburgers et des shampoings.


" Et il n'y a pas lieu de plaisanter avec l'esprit du temps, disait déjà en 1931 le psychiatre et psychologue suisse Carl Gustav Jung, car il constitue une religion, mieux encore une confession ou un credo dont l'irrationalité ne laisse rien à désirer ; il a en outre la qualité fâcheuse de vouloir passer pour le critère suprême de toute vérité et la prétention de détenir le privilège du bon sens ".


En plein dans le mille ! Résultat des courses, si tu ne portes pas le bon logo, si tu ne bois pas ou ne mange pas le bon produit, t'es ringard, t'es out, t'es pas digne de l'estime des autres. Il ne s'agit plus d'avoir et d'être, mais d'avoir pour être. Le pire, c'est que ces modèles, souvent élitistes, s'adressent à tout le monde et partout dans le monde alors que la grande majorité des individus n'ont pas les moyens d'en acquérir les accessoires. Tel est le paradoxe, la grande injustice.

 

Que véhiculent ces images ? Le culte de la jeunesse et du beau ; l'aisance matérielle et l'épanouissement personnel ; la réussite et l'exploit ; ce qu'il faut posséder et ce par quoi il faut passer pour " être ". " Les choses me donnent une identité, chante Jean-Jacques Goldman (...) J'ai donc je suis (…) J'achète pour être ". Bref, le bonheur à l'état de marchandise consommable. " Aujourd'hui, constate le psychanalyste Jacques Sédat, l'estime de soi n'est plus tant l'estime de soi-même que l'image qu'on doit donner aux autres ". Et c'est là que réside tout le problème.

 

Sans cesse répétés, martelés, ingérés, ces diktats de la société occidentale nous laissent peu d'échappatoires. Et pourtant, à coup sûr, c'est foutu d'avance. Tu ne pourras jamais coller à 100% au modèle idéal et adulé. Parce qu'il est exagéré, irréaliste, trompeur. La norme qu'on nous propose est-elle réaliste ? Est-ce qu'une femme normalement constituée doit s'habiller taille 36 ? Si l'on ajoute à cela le rejet de l'échec, la crainte maladive qu'il génère - tendance très marquée et logique dans une société qui privilégie les préceptes de vie et de réussite, il y a de quoi devenir complètement zinzin .

 

D'où le succès du star-system. Que n'envie-t-on pas Zizou, son talent sans pareil, les millions d'euros de son salaire, sa belle gueule, sa réussite sociale et familiale. Et Laetitia Casta avec son visage enfantin, ses mensurations. Et David Bowie ? À passé 50 piges bien faites, il est toujours aussi craquant, toujours aussi créatif, toujours à la pointe des styles et des tendances, que d'autres plus jeunes et peut-être plus adulés ont peine à suivre. Tous, ils nous font rêver. Rêve impossible ? Pensez-vous… Et si on se foutait du talent, de la réussite personnelle, parfois longue et laborieuse, qui ont permis à quelques élus de s'imposer au rang de stars ?

 

Il y a les images qui s'imposent ou qu'on impose, mais aussi celles qu'on fabrique : la Star Academy, le Loft n'ont pas d'autres finalités que de faire croire à des millions de téléspectateurs qu'il est possible de hisser au rang de vedette, sans faire appel au talent ou au travail, de parfaits inconnus, des gens comme toi et moi ; et cela non pas d'un seul coup de baguette magique (on n'est plus à l'époque de Cendrillon), mais par l'intervention toute puissante de l'image et de son principe de diffusion. " Illusion, illusion ", disait si bien l'ami Pierrot. Pour survivre à cela, il convient de se réconcilier avec sa propre image.


Faut pas chercher plus loin le succès et l'engouement pour la nouvelle psycho-philosophie du XXIe siècle : le " Développement personnel " (" DP " pour faire chic et chébran). Mieux vivre sa vie, est une valeur qui monte (vis ta vie, vis la bien…).


Mon image, celle de la majorité de mes (con)citoyens ?

La quête du bonheur et de la réussite est élevée chez nous au rang de nécessité absolue.


Et si on échoue ? La crainte de se retrouver seul ; l'angoisse de l'exclusion, du bannissement ; la terreur de ne pas être aimé.


Or, se sentir aimé, recherché, est un besoin élémentaire au même titre que manger ou dormir. La désirabilité sociale, voilà bien le mobil, conscient ou inconscient, de nos comportements conformistes, de notre adhésion - presque soulagée - aux valeurs essentiellement matérialistes que nous propose la société d'aujourd'hui.


Le mimétisme rassure, il intègre, il rassemble. Il constitue le groupe, il établit la norme, il permet l'identification. Ainsi, le vocabulaire, les expressions, les vêtements, les styles de musique deviennent-ils des repères d'appartenance à telle ou telle branche de la société. Lorsque dans les années septante toutes les gamines marchaient avec des sabots, lorsque dans les années quatre-vingt les cours d'aérobic faisaient le plein, lorsque aujourd'hui il devient impensable de se déplacer sans son GSM, toutes et tous ne faisaient - et ne font- qu'une chose: répondre à la pression sociale pour se rassurer et asseoir une appartenance.

 

Or, nous l'avons vu, c'est par rapport au groupe, à l'autre, aux références, que chaque individu construit sa propre image. Il est impossible de se sentir bien dans sa peau, d'avoir de l'estime pour soi, s'il n'émane des autres aucun amour, aucune reconnaissance.


Pour répondre à la question " qui suis-je ? ", j'ai réellement besoin des autres, de leur regard, de sentir leur approbation. Et que croyons-nous qu'ils nous disent ? D'être comme eux, d'acheter comme eux, de manger comme eux, de parler comme eux. Est-ce à dire que l'originalité, le particularisme n'ont pas droit de cité ? Bien sûr que non, au contraire. Et heureusement. Les voilà les bulles d'oxygène, les leviers qui font avancer. Mais pour cela, il faut être bien dans sa peau, prendre conscience de son identité et ne pas avoir peur de l'affirmer aussi bien dans ce qu'elle a de différent que de ressemblant.

 

Vivre la civilisation de l'image. Tu veux ma photo ?

C'est clair, l'image que nous pouvons construire de nous-même est visiblement influencée par notre culture. Les valeurs du milieu culturel dans lequel nous vivons seront donc prépondérantes. À l'heure du tout à l'image, la représentation, l'image que l'on donne de soi (en opposition au moi réel), ne pourra être qu'importante, valorisante. Et le constat est peut-être plus vrai encore chez les jeunes. Petite explication.

 

L'enfant cherche l'image de soi à travers le regard de ses parents auxquels il tente de s'identifier. C'est le fameux stade œdipien (tu sais, ce héros de la mythologie grecque qui tue son père et épouse sa mère) par lequel, inconsciemment, l'enfant prenant conscience du " moi " est jaloux de la relation entre son père et sa mère et essaye de prendre dans le couple la place de son rival.


N'y parvenant pas, il change de tactique et entreprend cette fois de ressembler à son rival (la fille à sa mère, le fils à son père). Avoir sous les yeux le modèle auquel il cherche à s'identifier, va lui permettre de se sexualiser et par là de grandir. Les psys appellent cette période le " stade de latence ", celui qui précède la " crise pubertaire".


C'est aussi à ce moment-là que les copains, l'école, les activités sportives ou culturelles commencent à déterminer les goûts et les comportements de l'enfant.

 

À l'adolescence, l'enfant subit de profondes transformations physiques : il grandit, il prend du poids, il se forme et développe son activité sexuelle. À cet instinct de survie, s'ajoute celui de l'agressivité. La manifestation, nettement plus importante que par le passé, d'émotions, d'humeurs, de comportements exacerbés, s'explique par les pulsions générées par ces deux instincts.


Cela, c'est l'explication psy. Ce que l'on constate en tout cas, c'est l'importance que prend à ce stade le corps dans le regard sur soi et sur les autres. Haine, joie, honte, plaisir sont des sentiments tour à tour exprimés à l'endroit de ce corps en pleine mutation.


L'habillement, la coupe de cheveux, le maquillage vont servir à cacher ce que l'on n'a pas encore accepté, ce que l'on rejette comme faisant pourtant partie de soi ; ou au contraire pour mettre en valeur, souligner une transformation bien accueillie. Si en outre, ils se réfèrent aux standards de la mode, s'inspirent de l'air du temps (attention, ici c'est pas le parfum de Nina Ricci qu'il faut sniffer), ils deviennent un repère social et signent l'appartenance à un groupe restreint ou élargi à la majorité (c'est selon).


Car à l'adolescence, éprouvant le besoin d'avancer, de quitter l'enfance et ses repères, on cherche à renouveler ses identifications. Il s'agit en effet de recomposer une nouvelle identité ou a tout le moins d'adapter, d'affirmer ce qui était déjà là depuis l'enfance. Il s'agit aussi d'intégrer dans cette construction les espérances que nous avons tous en nous, et surtout que nos parents, nos " pairs " et la société aimeraient mettre en nous.

 

Pas facile, en tout cas de digérer tous ces changements, de maintenir un sentiment de continuité (c'est vrai quoi, je ne suis pas mort) dans un corps qui lui a profondément changé.


Faut dire, il y a de quoi être perturbé, éprouver des doutes. En langage de pedzouille, on parle alors de craintes " dysmorphophobiques ".


Pour faire simple, c'est une honte que l'on développe par rapport à un élément ou un aspect de notre corps (le nez, les oreilles, les seins, l'acné, les tifs, la musculature, etc.) et sur lequel, même involontairement, on focalise toute son attention. Plus la pression de la société est forte, plus on y attache de l'importance, plus ces craintes et phobies seront nombreuses (et parfois même imaginaires) et d'autant plus difficiles à assumer.


Qu'elles nous font chier toutes ces belles gueules, ces fesses sans cellulite, ces galettes de muscles, ces jambes qui n'en finissent pas et qui nous ramènent piteusement à la contemplation d'une réalité qui nous fait gerber. " Oh là, comme tu y vas, surtout faut pas généraliser ".


Tout à fait d'accord et les exemples sont nombreux d'acné passé inaperçu ou de petites rondeurs bien supportées.


Mais certains, ou certaines, n'y arrivent pas et flippent de ne pas coller à l'image idéale. Mal dans leur peau (parce que tout est misé sur le paraître), perpétuellement insatisfaits (parce que notre société appelle à toujours consommer davantage, à toujours posséder plus), en quête de chimères, (quel que soit le prix et le sacrifice), ils deviennent alors des victimes, des frustrés de l'image.


La dépression, l'alcool, les drogues, les troubles alimentaires, les comportements asociaux, le suicide, les tics et les tocs, attendent leurs proies. Dans l'ombre, une autre menace plane, moins visible, plus sournoise : celle de la superficialité, celle qui peut t'amener à confondre l'image de ton corps et celle te ta personnalité, celle qui te fera croire qu'en supprimant ce que tu détestes au niveau de ton enveloppe extérieure, tu affranchiras ta personnalité de tous ses doutes.

 

Quand le look devient une obsession…

Mais attention : quand le look devient obsession, il finit par ne jamais satisfaire : s'il prend une place trop importante, il peut être à l'origine de dépression et de suicide. Un chanteur noir célèbre, fils de famille nombreuse, se trouvait trop afro. Alors, à coups et (coûts !) d'opérations, de traitements divers, il change de look, refait son nez, éclaircit la peau.


Maintenant, il paraît qu'il se trouverait trop pâle. Faut savoir, hein grand ! Pour les filles, le constat est le même : on voit des nanas minces qui veulent encore maigrir, de jolies filles qui ne se trouvent pas belles et qui mal dans leur peau, versent dans des comportements extrêmes : régimes draconiens, chirurgie esthétique, implants de silicone et autres liposuccions

 

Ce constat ne se limite pas à l'adolescence : notre corps change et il faut apprendre à l'accepter, à s'accepter. La vieillesse aussi peut être belle.

 

Etre bien dans son être intérieur comme dans la société

Je suis fan de U2 et je collectionne tous les articles où l'on parle d'eux ; je ne loupe jamais un épisode d'"Urgence" et j'ai même téléchargé la musique sur mon G ; je porte constamment un bonnet, comme Josh Hartnett parce que ça me donne comme à lui un petit air cool et désinvolte qui me plaît. Suis-je blâmable pour autant ?


Accusée de m'asservir aux diktats débilitants, parce que liés au "paraître", de notre société ? Aux dires des psys, pas du tout. C'est même tout à fait normal et conseillé, parce qu'à travers ce mécanisme d'identification, l'être humain part à la recherche de son "moi" idéal.


Mais comme toutes les bonnes choses, il ne faut pas abuser : "à trop vouloir vénérer des géants qui nous font voir la vie en grand, nous ne reconnaissons plus dans nos propres miroirs que des images de nains".Bel aphorisme du journaliste Nicolas Crousse.


Va donc pour l'idéalisation, à condition qu'elle ne devienne pas fusionnelle, obsessionnelle. Empruntons pour construire avec notre propre ciment. Empruntons pour consolider ou mieux, pour chercher à l'extérieur un écho de nous-même qui nous permettra de vivre avec les autres à l'unisson.

 

Carine, 1,68 m, 95 kg. Elle ne correspond pas aux canons imposés par les magazines. Elle a souvent du mal à trouver la taille qui lui convient. À croire que chez Levis ou Mer du Nord, les gros ont fait l'objet d'un génocide et n'existent plus. Mais elle s'en tape. Elle a même défilé pour un grand couturier du prêt à porter. Quand son petit ami l'embrasse ou lorsqu'elle invite ses amis pour une bonne bouffe, elle est la plus heureuse des femmes. Son job lui plaît, et si pour gravir les échelons, l'aventure s'annonce difficile (être femme et grosse, c'est plutôt un handicap), elle dit qu'elle prendra le temps qu'il faudra. Elle croit en elle, en ses capacités. Elle sait ce qu'elle vaut.


Depuis trente ans (si pas plus) qu'elle fait des apparitions sur les plateaux de télévision, sur les scènes de théâtre ou de music hall, Jane Birkin (c'était déjà l'idole de ma mère, c'est pour dire !) est toujours fringuée pareil. Ou à peu près. Un jean, parfois même troué, une chemise largement décolletée sur une poitrine qui n'existe pas (mais qui est assumée comme telle), et un pull ou un gilet, toujours trop large.


Au journaliste qui la questionnait sur ses habitudes vestimentaires, elle répondit en substance : "Vous me voyez en mini jupe et hauts talons ? Moi non. D'abord parce que je suis incapable de marcher avec ses trucs aux pieds et en plus parce que je ne me reconnais pas dans un tel accoutrement. Je ne suis pas moi, je me mens et je n'ai absolument pas besoin de le faire pour prouver quoi que ce soit aux autres. Je m'assume comme je suis et je me donne à voir comme je suis."

 

Deux exemples où s'établit l'équilibre entre l'image que l'on donne de soi et la réalisation personnelle. Deux cas, parmi des milliers d'autres, où il n'y a pas pur et simple asservissement au groupe, ni fermeture aux autres. Deux personnalités qui se sont construites par les deux canaux : celui du cheminement personnel et celui de l'attachement aux valeurs partagées par le groupe et, à une échelle plus vaste, par la société. Alors pourquoi pas nous ? Pourquoi pas toi ? Demande-toi ce que les autres peuvent t'apporter et en même temps, ce que la solitude fera émerger en toi, quelle prise de conscience de toi et du monde elle te fera prendre.

 

"La clé du bonheur, pouvait-on lire récemment dans un magazine, tient dans l'estime de soi. Estime-toi si tu veux réussir ta vie personnelle et ta vie professionnelle ; estime-toi si tu veux que les autres te rendent la pareille ; estime-toi si tu veux t'épanouir et libérer tes compétences affectives et sociales ; estime-toi si tu veux être à la hauteur de ton destin."

 

L'estime de soi est un jugement personnel. Elle correspond à la valeur que nous nous donnons, à l'image que nous avons de nous-même par rapport à celle que nous estimons devoir projeter. Elle dépendra donc de la perception que nous avons de notre corps, de notre physique. Elle découlera aussi et bien évidemment de nos aptitudes, de nos capacités et par-là, de nos réussites ou échecs (scolaires, professionnels, relationnels, etc.).


Ici, rien n'est inné. Tout s'acquiert et se construit, évolue (comme l'image de soi d'ailleurs) au gré des bouleversements qui émaillent toute vie, mais aussi et surtout par rapport à la reconnaissance que nous sommes en droit d'attendre d'autrui.

 

L'estime de soi serait-elle le rempart à toutes les dérives de l'image de soi ? En tout cas, elle oblige à dépasser le simple reflet d'un miroir pour sonder les profondeurs de son moi, pour prendre conscience de ce que l'on est réellement. Il n'y a pas à choisir entre une façade et un intérieur. Sans façade, la maison reste béante, elle ne protège pas ce qu'elle renferme. À l'inverse, sans intérieur, la façade n'est qu'un mur lisse dont la porte et les fenêtres ne s'ouvrent que sur le vide.

 

Plus tu auras d'estime de toi, moins tu donneras d'importance à l'image. Elle te permettra aussi d'être plus fort dans la souffrance : tu tomberas moins bas, tu te feras moins mal parce que tu auras fabriqué un matelas de confiance, de références, d'assurance sur lequel tu pourras rebondir pour continuer, pour aller de l'avant.

 

Source de cet article : http://www.ifeelgood.be
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