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AttitudeZen

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Abandonner l'illusion des sentiments

Publié par Mireille sur 21 Juillet 2007, 20:28pm

Catégories : #Bouddhisme tibétain

Histoires du bouddhisme : Abandonner l'illusion des sentiments - Guo Zheng

La légende dit qu'après que Shakyamuni ait enseigné sur le Dharma à Balrampur, tous les habitants de la cité devinrent nobles, polis et sages. Ils se respectaient et s’aidaient mutuellement. Balrampur devint presque comme le paradis.

Un non Bouddhiste entendit parler de cela. Il fit un long voyage jusqu’à Balrampur pour rencontrer Shakyamuni afin de lui demander conseil. Cependant, au cours de son voyage il tomba sur quelque chose qu'il ne put comprendre.

Balrampur était dans une région tropicale. Il y avait beaucoup de serpents venimeux. Alors qu'il était à l'extérieur de la ville de Balrampur, il vit un père et son fils qui travaillaient dans un champ. Soudain un serpent venimeux surgit de l'herbe et mordit le fils. Le fils mourut rapidement peu après. Le père continua à travailler comme d'habitude. Il ne semblait pas être affecté par la mort de son fils.

Le non bouddhiste était surpris. Il demanda au vieil homme: "Qui est ce jeune homme?"


"Mon fils."

"Votre fils vient de mourir. Pourquoi n'êtes vous pas triste du tout? Vous travaillez encore comme d'habitude. N'est–il pas votre fils par le sang?"

"Pourquoi faire? La mort est un élément de la vie. La prospérité et le flétrissement des choses ont leur propre horloge. Maintenant que la personne est morte, s’ il est bon, il y aura de bons arrangements pour lui. Si de mauvais éléments dans sa vie ont mûri, il récoltera la rétribution tout de suite. Quel bien puis-je faire au mort si je pleure?" Le vieil homme regarda le non Bouddhiste abasourdi et lui demanda: "Allez vous à la ville? Puis-je vous demander un service?"


Le non bouddhiste fut d'accord. Le vieil homme continua: "Quand vous passerez près de la seconde maison sur la droite après être rentré dans la ville, veuillez dire à ma famille que je n'ai besoin que d'un seul repas et que mon fils est mort après avoir été mordu par un serpent venimeux."

Le non bouddhiste fut très surpris. Comment le vieil homme pouvait-il être si cruel? Son fils était mort. Il n'était pas du tout triste. Cependant, il n'avait pas oublié son déjeuner. Comment un père pouvait-il être si imperturbable?

Le non bouddhiste trouva la maison du vieil homme. Il dit à la vieille femme: "Votre fils a été mordu à mort par un serpent. Son père m'a demandé de vous transmettre le message qu'il n'aura besoin que d'un seul repas." La vieille femme remercia le non bouddhiste mais ne montra aucun chagrin. Le non bouddhiste demanda: "N'êtes vous pas triste de la mort de votre fils?"

La vieille femme répondit: "Ce fils est venu dans ma famille de sa propre volonté. Je ne lui ai pas demandé de venir. Maintenant il est parti. Je ne peux le retenir. Nous sommes comme des voyageurs passant la nuit dans la même auberge. Le jour suivant, nous prendrons tous congé et poursuivront nos propres chemins. Personne ne peut retenir qui que se soit. En fait, il n'y a aucun besoin de retenir quelqu'un. C'est la même chose entre mon fils et moi. Je ne suis pas maître des allées et venues de mon fils. Il suit sa relation karmique prédestinée." Le non bouddhiste entendit cela et il pensa que ce couple avait réellement du sang froid.

Au même moment, la sœur sortit de la maison. Le non bouddhiste lui demanda: "Votre plus jeune frère est mort. Etes vous triste?"

"Il est déjà mort. Pourquoi devrais-je être triste? Nous sommes comme des bûches attachées pour former un radeau. Nous naviguons ensemble dans l'eau. Quand une grosse tempête survient, le radeau tombe en morceaux. Chaque bûche suit son propre chemin avec le courant. Les bûches ne peuvent plus être arrangées ensemble. Nous sommes devenus sœur et frère en raison de causes aléatoires et nous sommes venus dans la même famille. Toutefois, la vie est différente pour chacun. Il n'y a pas un temps fixé pour la vie et la mort. Il est parti avant moi. Que puis-je faire en tant que sœur?"


Alors que la sœur finissait tout juste de parler, une autre femme à l'intérieur de la maison dit: "Oh, mon mari est mort."

Le non-Bouddhiste était encore une fois confus. Il demanda à la femme: " Votre mari est mort. Comment pouvez vous agir comme si rien ne s'était passé? Etes-vous vraiment indifférente dans votre cœur?"

L'épouse dit calmement: "Notre mariage est comme un vol d'oiseaux dans le ciel. Ils se reposent ensemble la nuit. Ils empruntent leur propre chemin pour trouver de la nourriture à la prochaine aube. Chacun a sa propre destinée. C'est sa chance qu'il n’ait pas à revenir une fois qu'il s'envole. Je ne puis pas le remplacer. Je ne peux pas porter son karma pour lui. Nous sommes comme des personnes qui finissent par se connaître lors de notre voyage. Nous devons suivre nos propres chemins tôt ou tard."


En entendant ceci, le non-Bouddhiste fut très affligé. Il regretta même d'avoir effectué un si long voyage jusqu'ici. Il avait pensé qu'il pourrait trouver la vérité parce qu'il avait entendu dire que les gens à Balrampur étaient les plus fidèles à leurs membres de famille. Il n'avait pas prévu qu'ils auraient le sang si froid.

Néanmoins, il voulu rencontrer Shakyamuni. Après tout, il serait plutôt pitoyable de rentrer sans rencontrer le Bouddha. Après qu'il ait rencontré Shakyamuni, il ne posa aucune question. Cependant, Shakyamuni lut dans son esprit et demanda: "Qu'est-ce qui vous rend si triste? "

Le non bouddhiste dit: "Parce que mon espoir ne s'est pas avéré être vrai. Les choses que j'ai rencontrées sont contre ma volonté. Par conséquent je suis triste."

" La tristesse ne résout pas les problèmes. Vous pouvez simplement me dire qu'est ce qui vous rend triste" lui dit Shakyamuni avec compassion.

"Je suis venu d'un pays lointain parce que j'ai entendu dire que les gens à Balrampur qui on entendu votre Dharma sont bons. Cependant, une fois arrivé, j'ai rencontré cette chose ridicule…" Le non bouddhiste raconta à Shakyamuni l'histoire de la famille de fermier. Il pensait que la famille de fermier n'avait aucun amour sans parler de compassion. Il n'avait pas pensé que ce genre de choses puisse se produire dans un pays bouddhiste.

Shakyamuni sourit et lui dit:


" Ce n'est pas nécessairement ainsi. Ce que vous avez voulu entendre et voir était des choses à l’intérieur des principes du monde humain. Toutefois, quelquefois le Dharma ne doit pas suivre la nature humaine. La cultivation purifie la nature humaine et participe à la vérité. La famille que vous avez rencontrée n’avait pas tort selon le principe. Ils savaient qu'ils ne pourraient pas pour toujours garder leur chair humaine.


Lorsqu'une personne meurt, tout le monde pleure fortement pour elle. Quel bien cela fait–il à la personne morte? D'ailleurs, la vie contient la naissance et la mort. Le bonheur à la naissance et la tristesse à la mort sont des signes de la confusion que le monde séculaire a envers la vie et la mort. Le cycle de la vie et de la mort ne s'arrête jamais."

Après avoir entendu le conseil du Bouddha, le non bouddhiste comprit soudain. Des lors, il se convertit au bouddhisme et devint un moine diligent.


Traduit de l'anglais de http://www.pureinsight.org/pi/print_9version.php?id=407


Source de ce texte : http://fr.clearharmony.net/articles/200607/27675.html


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