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31 Oct

Tibet

Publié par AttitudeZen  - Catégories :  #Bouddhisme tibétain


Le Tibe
t désigne trois entités géographiques se recouvrant :


* La Région autonome du Tibet, appelée Bod rang skyong ljong en tibétain et Xizang Zizhiqu, qui est une région administrative de la Chine au statut particulier, comme le Xinjiang ou Turkestan chinois, ou la Mongolie intérieure ;


* le plateau du Tibet, zone géographique située au nord de l'Himalaya, qu'on appelle le « toit du monde », formée de hauts plateaux désertiques dominés par de puissantes chaînes d’ouest en est (Kunlun Shan (Kouen-louen), Transhimalaya) ;


* la zone de peuplement des Tibétains, enfin, correspondant à une aire linguistique où le tibétain est la langue majoritairement utilisée, ainsi qu'à une aire culturelle à la spécificité marquée, avec une religion commune : le Bouddhisme dans sa forme vajrayâna.


La superficie du Tibet varie de 1 221 600 km², pour la région administrative, à 2 500 000 km² pour le Tibet historique. La population compte 6 millions de Tibétains auxquels s'ajoutent 7,56 millions de Chinois Han d'implantation récente. La capitale historique, centre qui, traditionnellement, concentre l'autorité religieuse et temporelle du Tibet, est Lhassa.

 




 

 

Depuis 1710, Le Tibet est annexé à la Chine. Entre 1904 et 1908 il fait partie des colonies britanniques.


De 1643 à 1949, le Tibet était gouverné par le Dalaï-lama, parfois en tant que chef d'Etat, parfois en tant que suzerain et soit comme 1er grand Lama ou partageant le pouvoir avec le Panchen-lama.


Aujourd'hui, le Panchen-lama est le chef religieux officiel tibétain.


Il était composé de trois régions :


* le dBus-gTsang, correspond à la région administrative autonome,


* l‘A-mdo, au nord, faisant partie aujourd'hui de la province chinoise du Qinghai du Gansu et du nord du Sichuan (district de rNga-ba ),


* le Khams, à l'est et au sud-est, qui fait aujourd'hui partie de la partie est de la région autonome et de deux provinces chinoises : le Yunnan et le Sichuan


Les Tibétains parlent le tibétain, une langue de la famille tibéto-birmane, et sont majoritairement bouddhistes, plus précisément le bouddhisme vajrayâna.


L'économie du Tibet est peu développée. Les principales activités sont l'élevage du mouton, de la chèvre et du yack, la culture des céréales (dans les vallées du Sud et du Sud-Est) et l'exploitation du bois (dans le Sud). Le tourisme est aujourd'hui possible, bien qu'encore encadré, et représente une part importante de l'économie.

 

En 1720, le Tibet devient un État vassal des empereurs de la dynastie mandchoue des Qing qui a réunifié la Chine après l'effondrement des Ming et se ferme aux influences étrangères.


En 1904, une expédition militaire conduite par Lord Curzon atteint Lhassa. Dans le mouvement de ce qui a été appelé le « dépeçage de la Chine », le Royaume-Uni s'attribue au Tibet des privilèges commerciaux. Le traité, signé à Pékin le 27 avril 1906, permit à la Chine de réaffirmer sa suzeraineté sur le Tibet et de le fermer aux étrangers. En 1908, les Britanniques se retirent du Tibet.


En 1910, le Dalaï-lama est destitué par les Chinois, juste avant la chute de l'empire en 1911. Il trouve d'abord refuge en Inde, avant de revenir à Lhassa en 1912, cependant lors de la proclamation de l'indépendance, il omet, par indifférence envers la politique étrangère, de se faire reconnaître par les grandes puissances d'alors. C'est cette omission que va exploiter la Chine en déclarant que le Tibet lui appartient toujours.


En 1924, le Panchen-lama, qui avait conservé son pouvoir dans le Tibet oriental, est obligé de se réfugier à Nankin. En 1929, la Chine accepte de reconnaître l'autorité du Dalaï-lama, mais obtient certains avantages en échange.


En 1949, l'Armée Populaire de Libération occupa le Tibet, juste après la chute du gouvernement nationaliste. Le Tibet redevient une province de la Chine, officiellement gouvernée par le Dalaï-lama et le Panchen-lama. Le pouvoir central chinois s'occupe de la défense, des affaires étrangères, des finances et de l'éducation.


L'occupation du Tibet par les troupes communistes de la Chine sur ordre de Mao Tsé Toung avec un durcissement de la politique de la Chine à l'égard du Tibet en 1958, incita le peuple tibétain à se soulever à plusieurs reprises. Le soulèvement de mars 1959 fut férocement réprimé par les communistes chinois. 80 000 tibétains furent massacrés, les communistes s'acharnèrent particulièrement contre les moines bouddhistes.

 


Après la défaite de la révolte des Tibétains, le 17 mars 1959, le Dalaï-Lama dont la vie était menacée, se décida à s'enfuir vers l'Himalaya de l'Inde, à pied en compagnie de milliers de moines, où il arrive le 31 mars.


Depuis, le 14e dalaï lama réside à Dharamsala. Réfugié en Inde où l'ont rejoint plus de 100 000 fidèles, il forme un gouvernement en exil dès 1959. Des résistants — les Khampas, originaires de la région du Kham — réfugiés dans les montagnes népalaises et soutenus par l'Inde et les États-Unis (dans une stratégie d'endiguement du communisme), mènent une lutte armée contre les Chinois. Au Tibet, le Panchen-lama dirige le gouvernement, avant d'être destitué en 1965.


Les Chinois engagent en 1961 la collectivisation de l'économie tibétaine. Mao fait construire des routes et des écoles mais la scolarisation est faite en langue chinoise, l'usage du tibétain n'étant toléré que dans le cadre de la famille. Des dizaines de milliers de femmes tibétaines sont contraintes par la force à épouser des colons chinois, des milliers d'autres ont été envoyées dans les bordels militaires de l'armée chinoise.


Le 9 mars 1961, le Dalaï Lama lance un appel aux Nations unies en faveur d'une restauration de l'indépendance du Tibet.


En 1966, la Révolution culturelle se traduit par un durcissement de la répression anti-bouddhiste et de nombreux vestiges du passé et de l'influence religieuse sur les tibétains sont détruits par les Gardes Rouges.


On estime à un million de morts tibétains, (soit un sixième de la population) le bilan de la répression maoïste. D'autre part, depuis 1989, la Chine utilise le Tibet pour entreposer ses déchets nucléaires. En mars 1989, la loi martiale est décrétée par le secrétaire provincial du Parti communiste Hu Jintao.


A partir de 1966 et jusqu'à sa mort, Mao a lancé dans toute la Chine la Révolution culturelle. Dans toute la Chine, tout ce qui est culturel (édifices religieux, livres, ...) a été détruit, notamment des temples bouddhistes au Tibet.


Tout cela n'excuse en rien les exactions qu'ont pu commettre l'APL et le PCC. Si les paysans tibétains veulent le retour du Dalaï Lama, aucun ne souhaite le retour de l'ancien ordre des classes d'avant 1959.



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