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Poésie soufie de Rumi

Publié par Mireille sur 22 Mai 2006, 08:46am

Catégories : #Spiritualités du monde

Étant curieuse de nature, j'avais abordé dans cet article "Renseignez-vous sur ...", les différentes méthodes de méditation ou de spiritualité, puisque c'est étroitement lié (ai-je appris au fil de mes recherches).



Tout d'abord, une courte définition :
Le soufisme  est une doctrine et une pratique mystique de l'Islam qui apparut au VIIIe siècle de l'ère chrétienne et dès les premiers temps de l'avènement de l'islam et qui se fonde essentiellement sur le Coran et la sunna (tradition prophétique).


Certains font remonter le soufisme bien avant l'Islam:

« Avant l’arrivée de l’Islam, les soufis, dont le pays d’origine est l’Iran, étaient appelés "derviches" (pauvres). Le premier centre "derviche" était situé dans le nord du grand Khorasan. Les derviches étaient des êtres détachés des biens matériels et amoureux de la vérité absolue (Haqq) et de la réalité (Haqiqat). Leurs maîtres enseignaient à ceux qui en avaient les capacités les Principes de l’Unité de l’Etre et les coutumes de la chevalerie (Javanmardi).  » (Dr. Javad Nurbakhsh)

Source de cette information  : www.wikipedia.org



Djalâl ud-Dîn Rûmî (1207-1273)


Poète soufi considéré comme l'un des plus grands mystiques persans du 13e siècle, Rumi exerça une influence considérable sur la spiritualité musulmane. Son nom est également lié à l'ordre des “derviches tourneurs”, principale confrérie mystique de l'Islam qu'il fonda dans la ville de Konya en Turquie.

Rumi est né dans une famille de théologiens persans qui émigra en Turquie lors de l'invasion mongole. Alors qu'il est professeur de sciences religieuses, il rencontre un derviche errant qui l'initie à la voie mystique.


Peu à peu, Rumi le théologien devient Rumi le chantre mystique épris d'un Dieu d'Amour, d'un Bien-Aimé qu'il ressent soudainement comme étant l'essence même de son être. Dès lors, il chante son amour à travers une poésie qui atteindra des sommets vertigineux tant au niveau de la perfection lyrique que de l'élévation mystique.


De son œuvre poétique gigantesque, nous retiendrons essentiellement le “Mathnawi”, véritable coran mystique destiné à ceux qui recherchent la voie de l'ultime Rencontre à travers l'expérience personnelle de la perception divine.



Chef d'œuvre de la littérature orientale, ce témoignage, consacré à la nostalgie du divin, nous invite à lever le voile de nos cœurs pour redécouvrir, par l'expérience de nos sens, Celui qui est en nous et en qui nous sommes. Dès lors, tout est support aux retrouvailles. Tout est prétexte aux noces mystiques. Car, selon la tradition soufie, si nous sommes en quête d'harmonie à travers toute chose : la musique, la danse, la beauté, l'union avec l'Autre.… c'est que nous avons le sens d'une Harmonie supérieure déjà connue.


C'est donc dans la communion avec tout ce qui existe que Rumi nous fait revivre un peu de la Suprême Communion. Lui a vu et ressenti la présence de son Bien-Aimé à travers la beauté des jardins de Konya, à travers les parfums du printemps, les chants des oiseaux mais surtout à travers l'union avec l'aimée.


Cette approche non-dualiste de l'Amour, chère à tous les plus grands mystiques, nous réconcilie non seulement avec nos sens, avec la vie sous toutes ses formes mais également avec la mort que Rumi décrit, à l'instar de son maître à penser, le Grand Halladj, comme une véritable résurrection.


On comprend aisément la passion du poète pour toutes formes d'art, telle que la musique, à travers laquelle il perçoit la voie de son Bien-Aimé ou pour la danse qui lui permet de s'unir à Lui dans un mouvement sacré. Ainsi, Rumi est l'auteur de compositions musicales uniques qui ont considérablement marqué la musique turque.


En outre, il est également le fondateur d'un ordre tout aussi singulier, l'ordre des “derviches tourneurs”, qui permettra à ses disciples de retrouver l'union au divin au cours d'un tourbillon extatique ; ordre qui propage aujourd'hui en Orient comme en
Occident la musique et le message de celui qui fut aussi appelé “Mevlana”, le Maître.









Peu de temps après la mort de Rumi, son œuvre universelle fut connue partout dans le monde musulman et, traversant les siècles sans perdre une once de sa fraicheur et de sa profondeur, elle connaît aujourd'hui un immense succès international auprès d'un public sans cesse renouvelé.


«(...)L'homme est comme un arc dans la main de la puissance divine(...) Quel heureux et excellent arc est celui qui sait dans la main de qui il est ! » écrit Rumi qui nous permet de comprendre que c'est en ouvrant nos cœurs à l'omniprésence divine que nous recréons l'Union avec Dieu et que nous nous reconnaissons comme les vecteurs de son Amour, de sa Justice et de son Harmonie… Nous n'avons pas d'autre identité que celle-là.

Pascale

Odes mystiques - Mawlânâ Djalâl Od-Dîn Rûmi : « Dans le cœur passe une image : “Retourne vers Ta Source”. Alors le cœur s'enfuit de tout côté, loin du monde des couleurs et des parfums, en criant : “Où donc est la source ?” et en déchirant ses vêtements par amour. » Ce désir de « retour » chez Rûmî est né d'une épreuve terrible dans sa vie : l'assassinat de Shams, un derviche-tourneur vagabond, dont la rencontre avait changé sa vie. Shams joua pour lui le rôle d'un maître spirituel, d'une sorte de messager de Dieu, voire d'une personnification de Dieu même. De lui, Rûmii apprit l'Amour divin, la joie d'être aimé joie qui émane de Celui qui est aimé. Il apprit aussi comment le corps lui-même, grâce à une danse tournoyante soutenue par des instruments, est capable de prendre part à l'extase amoureuse et mystique


Rûmî : Le Chant du soleil - Rûmî, Eva de Vitray-Meyerovitch (Sous la direction de) : Djalâl-od-Dîn-Rûmî est considéré comme le plus grand poète mystique de l'Islam. Son oeuvre exprime l'essence même du soufisme et est tout entière consacrée à la "nostalgie du divin", à la célébration d'un amour "terrestre en apparence", mais "qui est en réalité une hypostase de l'amour divin". Elle en acquiert une portée universelle.


Le Mesnevi : 150 contes soufis - Mawlânâ Djalal al-Din Rumi : Considéré comme un commentaire du Coran, le Mesnevi ne fut pas seulement étudié dans le cadre des confréries, mais aussi dans les mosquées. Des commentaires et des traductions du persan virent le jour et le Mesnevi devint l'u
ne des sources reconnues de l'enseignement traditionnel...

Source de cette information :  http://www.fraternet.com/magazine/etr_1406.htm

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